mardi 14 juin 2011

Homicide



Une première photographie prise sans aucune idée de la deuxième.

Une deuxième photographie prise sans aucun souvenir de la première.

Et pourtant, deux photographies que tout assemble : la main du crime, le lieu du crime.


Homicide :
La main du crime - Numérique couleur - 18/02/2007 - Paris
Le Lieu du crime Numérique couleur - 30/11/2006 - Maisons Alfort
Nicolas Duflos

lundi 13 juin 2011

Les chaises volantes


Elle tourne, elle tourne la chaise volante.

Elle tourne, elle se tourne la page des fêtes foraines d'autrefois.

Souvenirs de l'enfance & des barbapapas.

Les chaises volantes :
Numérique couleur - 14/08/2005 - Paris
Nicolas Duflos

dimanche 12 juin 2011

Chacun cherche sa muse

Chacun cherche sa muse- N.Duflos


Impression ? Sur-impression ?

Entre Réalisme et Sur-réalisme, esprit es-tu là ?

Les Mentonnaises (1) :
Numérique couleur - 23/07/2006 - Menton
Nicolas Duflos

samedi 11 juin 2011

Un dernier verre et on ferme

Un dernier verre - N.Duflos


On vit une époque formidable certes, où rien ne se perd, tout se transforme ...
D'un café du coin, en quelques coups de pelleteuses, on fait place nette et vivement demain : immeuble de standing, parking en sous-sol & fooding en non stop opening.
Et pour les habitués, les paumés du coin ?
Circulez, allez voir plus loin ! Ici c'est "réserving".

Au bon coin
Numérique couleur
Paris, Octobre 2007

vendredi 10 juin 2011

Sur la ligne !

Sur la ligne- N.Duflos


Est-elle "dedans", ne l'est-elle pas ?

Vaste débat sur terre !

Alors la ligne blanche prend toute son importance : la franchir ou pas, that is the question !

Et une fois le verdict rendu, on efface tout et l'on recommence...


Sur la ligne :
Numérique couleur - 26/05/2003 - Paris
Nicolas Duflos

dimanche 26 octobre 2008

samedi 7 juin 2008

"MAD in" en série

Tendance Floue, associé aux journalistes Cécile Cazenave et Vincent Rea crée une revue indépendante intitulée Mad in India, avec la collaboration d’écrivains, de journalistes et de graphistes indiens.
Cette publication sera présentée aux Rencontres d’Arles, notamment lors de la Nuit de l’Année le vendredi 11 juillet, et disponible en librairie à partir de juillet 2008.

Un an après Mad in China , c’est en Inde que nous avons voulu renouveler l’expérience. Même équipe : onze photographes et deux journalistes. Même urgence : réaliser une revue sur place et en trois semaines.
Mais l’Inde est un pays d’images. Celles que nous avons tous en tête, par centaines, avant même de débarquer à l’aéroport de Delhi ; mais aussi cette infinité de représentations de lui-même que le pays produit et véhicule depuis toujours. Immédiatement, nous avons éprouvé la nécessité de créer un dialogue, pour entendre la parole des Indiens. Ecrivains, poètes, journalistes ou militants, eux seuls pouvaient apporter l’écho indispensable à nos regards d’occidentaux happés par la folie ordinaire. Eux seuls pouvaient placer des repères dans ce travail collectif où chacun s’est retrouvé face à lui-même. Car cette revue est finalement une histoire de miroirs. Miroir de nos images qui reflètent des éclats de la réalité indienne. Miroir des auteurs dont les mots viennent questionner nos interrogations. Une histoire de réflexions, donc, que nous avons parfois pris pour des hallucinations.

Photos
Portraits décalés de Meyer : grâce au photomontage, barrières sociales et religieuses
sont déplacées ; les personnes occupent un univers qui ne sera jamais le leur.
The Telegraph de Pascal Aimar : immergé dans le quotidien d’une rédaction locale, nous
découvrons la société indienne dans son actualité journalière.
Next City de Patrick Tourneboeuf : paysages urbains de ces villes surgies de nulle part.
Screens et Ideation d’Olivier Culmann : vie en entreprise et travail au quotidien.
Kolkata de Bertrand Meunier : sombre déambulation dans les rues de Calcutta.
Dharavi de Gilles Coulon : Dharavi, le plus grand bidonville de Bombay, à la veille de
l’expulsion d’un million d’habitants.
From Dharamsala to Delhi de Flore-Aël Surun : une marche de protestation tibétaine
croise la flamme olympique.
Last days in Kashi de Mat Jacob : rencontre avec ceux qui ont choisi de venir mourir à
Kachi-Bénarès pour ne plus se réincarner, et ainsi accéder au néant.
Farmlands de Thierry Ardouin : vie rurale de la région du Penjab.
Mayapuri de Denis Bourges : récupération et recyclage, le quotidien d’une casse de
New Delhi.
Tagore’s tree de Philippe Lopparelli : dialogue visuel et nostalgique avec Rabindranath
Tagore, prix Nobel de la littérature.


Textes
Les journalistes Cécile Cazenave et Vincent Réa ont recueilli les textes,
pensées et témoignages d’écrivains, journalistes et poètes indiens.
Ch-ch-ch-ch Changes, chronique d’Indrajit Hazra
Nishi de Samit Basu
Interview de Jayati Ghosh
Polo (in the mint of), d’Altaf Tyrewala
Ancient figures, de Rongili Biswas
Illiberal democracy, chronique de Mohamad Junaid
On the roofs, de Geetanjali Shree
Tradition and apostasy, de Devangshu Dutta
My kind of exile, de Tenzin Tsundue
Hanuman Sapiens, d’Abha Dawesar
Poems, de Balbir Madhopuri
Interview de Vandana Shiva
Bad Carma, chronique d’Anita Roy
Car ride through Bombay/Mumbai, de Priya Sarukkai Chabria
India : song of the road, chronique de Biswhadeep Moitra
Divinely bovine, d’Aveek Sen

Consulter le dossier de presse

Revue bilingue français / anglais – reliure brochée –
18x26 cm - 200 pages – 115 photos et créations – 3200 exemplaires - 19 €
Mad in India est réalisée avec le soutien de l’Ambassade de France en Inde, du festival IndiaPhotoNow’08, d’Olympus, de Fujifilm, d’HP, du Monde2, de Picto et de la Ville de Montreuil.

samedi 31 mai 2008

Back from CHINA

PhotoLive in China - Extrait n°1 - Nicolas Duflos

  1. D’abord se rassurer : vider les cartes mémoires et espérer que dans ce qui n’est pour l’heure qu’un fatras de photos il y aura « de quoi » faire une série ...
  2. Faire semblant d’avancer : 1223 photos ça donne le vertige ! alors il faut séparer le bon grain de l’ivraie et se débarasser des souvenirs de voyage encombrants ...
  3. Prendre ses responsabilités : des photos « intéressantes » (445) ne retenir que celles qui participent à une Histoire, qui offrent une Originalité, qui s’inscrivent dans une Cohérence ... à la rédaction du cahier des charges, ça paraît simple, mais c’est bien le plus dur qui commence ...
  4. Peut-être vous surprendre : c’est l’objectif assumé de cette série en devenir :-) lire dans votre regard, comprendre de vos commentaires que vous ne vous attendiez pas à « voir » la Chine sous cet angle là ...
  5. Vous donner rendez-vous : car aujourd’hui, je ne vous en dirai pas davantage car si vous avez bien tout suivi, la ligne d’arrivée est encore loin, et l’effet de surprise étant mon graal, je vous dis à bientôt in CHINA or NOT !


mercredi 21 mai 2008

Jean-Luc Manaud : 20 ans de traversée du désert

Depuis 20 ans, Jean-Luc Manaud a fait du Ténéré sa résidence principale. Les peuls Bororo sont devenus des compagnons de route. Route souvent meurtrie par une guérilla touarègue qui n'en finit pas de durer.

Jean Luc Manaud
JL Manaud


Deux expositions présentent actuellement son travail :

Le FIGARO MAGAZINE fête ses 30 ans en images
Du 15 avril au 15 juillet
Grilles du Sénat - Rue Vaugirard
Paris, 6ème.

"Instants de désert"
Jusqu'au 24 juin
PHOTO EXPO, 8 rue Du Pont Montauban
Toulouse.


Né en 1948 dans le Sud tunisien ou il a vécu jusqu’à l'âge de quatorze ans, le Sahara est pour lui une sorte de langue maternelle. Après avoir commencé des études d'architecture, il opte définitivement en 1977 pour le photo journalisme.
De 1980 a 1986, il est reporter et couvre plusieurs conflits à travers le monde (Ogaden, Cambodge, Angola, Nicaragua, Liban...). Progressivement, il renoue avec le Sahara. Il parcourt depuis vingt ans tous les paysages du Ténéré à la Mauritanie, accompagne les caravanes de sel ou Théodore Monod dans ses traversées, s'intéresse à la guérilla touarègue autant qu'aux traditions des Peuls Bororo et s'engage de plain-pied dans les bouleversements d'un monde nomade en pleine mutation.
Le désert qu’il nous donne ici à voir n’est pas celui des belles images servant d’appât aux marchands, qui ont envahi nos murs, écrans et vitrines. Si photographier signifie “écrire avec la lumière”, Jean-Luc Manaud regarde et raconte. Il a modestement écrit avec la lumière d’un polaroïd et nous propose des photographies sobres, parfois austères, qui reflètent une réalité quotidienne.

Ses photos sont régulièrement exposées et publiées dans les plus grands magazines en France et a l'étranger.

(source :
www.jeanlucmanaud.com)

Livres

  • 1986- 10 ans du festival d’automne : Editions du Temps actuel.
  • 1993- Touaregs : 6 photographes témoignent : Editions Fixo.
  • 1996- Aghali, berger du désert : Editions Hatier. (Prix Saint-Exupéry)
  • 2000- Le désert nu, (texte de Daniel Popp) : Editions du Chêne
  • 2001- Fleuve des sables, (texte de M Ravache Chêne (Prix du livre de voyage : Biarritz 2002).
  • 2002- Lumières de désert : Editions du Chêne.
  • 2002- Instants du désert, (Polaroïd) : Editions du Chêne
  • 2006- Chroniques sahariennes (Edition du Chêne)
  • 2006- Tombouctou (Edition Arthaud)

Principales expositions

  • 1987- Masques d’Ixi, Chine : Musée Dapper,Paris
  • 1992- Terres d’Islam (collectif) : Visa pour l’image, Perpignan
  • 1993- Touaregs (collectif) :Musée de l’Homme, Paris
  • 1993- Danse et coulisses, Opéra Garnier, Opéra Garnier, Paris
  • 1993- Algérie du FIS : 3ème rencontres photographiques de Normandie
  • 1994- Touaregs, projection : Visa pour l’image, Perpignan
  • 1996- Touaregs : Virgin Megastore (Marseille,Dijon)
  • 1997- Le fleuve Niger : Lorgues
  • 1999- Polaroid/ Désert : Festival Terre d’images à Biarritz
  • 2000- Les villes chantées: Agadez : Festival Terre d’images à Biarritz
  • 2001- Le désert nu : Chroniques nomades à Honfleur
  • 2006- Polaroid- Grilles du parc Monceau
  • 2006- Visa pour l'image - Chroniques sahariennes
  • 2008- Toulouse- Galerie Photon - Instants du désert
  • 2008- Paris- Grilles du sénat- exposition collective 30 ans du Figaro-Magazine

mardi 13 mai 2008

30 ans de Figaro en images

A l'occasion du 30 ème anniversaire du Figaro Magazine, une exposition en plein air retrace en 80 photographies (180x120 cm) les grands moments d'actualité qui ont marqué l'histoire du supplément du quotidien national mais aussi souvent nos mémoires. Cette exposition photographique est ainsi la 18ème à être accrochée sur les grilles du Sénat à Paris.

DOSSIER DE PRESSE

Dang NGO

Dang NGO / Zuma press/ Maxppp

2005/Vietnam
Les rochers de cette cascade de 25 mètres de hauteur sont terriblement glissants,
mais c’est justement le danger qui attire ces moines bouddhistes et des milliers de pèlerins.
La traverser constitue une sorte d'offrande en faveur de la paix et de la prospérité.


Le FIGARO MAGAZINE fête ses 30 ans en images
Du 15 avril au 15 juillet
Grilles du Sénat - Rue Vaugirard
Paris, 6ème.

dimanche 11 mai 2008

Carrefour du monde ?

Qu'est ce que la Chine aujourd'hui ? Dans quelle direction va se
pays ? A quoi aspirent vraiment ces habitants ? Comment imaginent-ils
les relations avec le reste du monde ?

10 jours, 100, 1000 ne suffiraient pas a y voir plus clair dans tant
de complexite.

La barrière de la langue, la barrière tout court a l'entrée des
quartiers qui empêchent les rencontres ...

A Carrefour Pekin, le monde se croise mais ne se mélange pas ... Un
jour peut-être ?

Photo-Live in China - FIN -

L'americannitude

On ne peut évidemment pas séjourner en Chine sans se confronter a la
grande muraille.

Confrontation physique, avec des marches toujours plus hautes.

Confrontation humaine avec des americains toujours plus envahissants.

Cela commence au point de départ de l'ascension ou la pancarte "rest-
room only for U.S travel agency" se prononce avec accent qui rappelle
celui de l'époque coloniale a Shangai et du fameux "forbiden to dog
and chineese".

Cela se poursuit de marche en marche.

Les femmes, endimanchées, silliconnees poussent avec mépris les
locaux, souvent âges, venus ici plus en pèlerinage que pour la seule
photo souvenir.

Les hommes, suffoqués des les 1er mètres par l'abus de ce qui fait
l'amérique (barbecue ribbs, budweiser), se moquent de savoir que
d'autres touristes aimeraient aussi pouvoir profiter du point de vue.

Alors, avant le retour a Pekin pour la dernière journée de reportage
et après l'expérience américaine de la grande muraille, si je devais
choisir des voisins proches, sans hésitation, ils seraient chinois.

Les 2 peuples ont certes d'importants efforts a faire pour cohabiter
avec le reste du monde, mais les chinois, souvent, du fait de leurs
gouvernants, n'ont pas le choix d'être differents de ce qu'ils
sont ... Les américains, si !

samedi 10 mai 2008

Pékin, la cité interdite ?

Pekin, prête a acceuillir les JO ? Faut-voir !

La ville est un énorme chantier : on construit des buildings, on
detruit les quartiers populaires (hutong) et on renove les monuments
historiques pire que mieux car il faut aller vite (tant pis pour les
pavés de la cité interdite, le goudron c'est bien aussi.

A grand renfort de propagande on nous avait promis des chinois
bilingues, qui ne crachent plus ... La aussi, c'est pas gagne les JO !

Alors, pour se rassurer, on affiche partout le decompte des jours qui
nous séparent de la cérémonie d'ouverture (90). Se rassurer mais
aussi faire comprendre a tous (... ceux qui bossent) qu'il n'y aura
pas un seul jour de plus (alors il bossent la nuit aussi).

Mais la Chine a aussi ses délices : slow dating pour 3eme âge dans un
parc exquis lui aussi et Club de sport en plein air et en famille ou
les grands-mère apprennent le ping-pong a leurs petits-enfants pendant
que les papies jouent au majong (l'inverse est aussi vrai).

Enfin ça, c'est une autre histoire (photographique) que je vous
raconterai ou pas :-)

Quoiqu'il en soit, que de contrastes dans ce pays ! Etourdissant.

Au pas camarades

Nous avons vu la place Tien An Men de jour : une place, gigantesque et
des bâtiments grandiloquents. Il faut se souvenir de l'histoire pour
ressentir sur le lieu autre chose que l'immensité .

J'ai vu la place Tien An Men de nuit : l'histoire se conjugue au
présent.

Circulation interdite, un militaire tout les 10m, des bâtiments
desquels jaillissent les effigies d'un communisme autoritaire.

Une bibeloterie bienveillante vendant rideaux et tapis de voiture aux
couleurs du parti complete le spectacle des lumières par une bande son
tout droit sortie du dernier défilé de l'armée de Mao en lieu et
PLACE !!!

Ma présence intrigue, mon activité dérange, moi même je me demande
un peu ce que je fais la.

Vite, vite, terminer mes photos puis filer a l'hôtel ... Au pas
camarade, au pas ... de charge !

Envoyé depuis mon iPhone

Jeux olympiques... de la destruction

Pékin se prépare aux JO a grands coups de pelleteuse !
Et bien évidemment se sont les quartiers populaires qui sont ainsi
"karsherises".

Mais rassurez-vous, on a pense a tout !

Pour éviter aux âmes sensibles de s'emouvoir de la disparition de
l'habitat traditionnel (donc historique), on a construit un joli mur
devant le patrimoine mis en ruines.

Photographiez (chers touristes) il n'y a (plus) rien a voir ... (nous
ne sommes a Pekin que depuis 30mn, ça promet ...)